Le jazz est né aux Etats-Unis. C'est là-bas qu'il a pris ses formes. C'est là-bas qu'il a construit son fond.
Le jazz s'est influencé du gospel, du blues et de sonorités Européennes.
Le jazz c'est un peu tout ça. Et un peu tout l'inverse.
Ceux qui n'ont jamais assisté à un concert de jazz ne sont surement pas au courant mais cette musique est surement le courant musical où il y a le plus d'improvisations.
Faut dire que même les artistes les plus renommés et les plus connus de jazz n'ont jamais été des superstars.
Parce que c'est facile de faire un album aux sonorités jazzy, c'est facile de mettre un son de trompettes à la fin d'un titre pour le classer aux rayons Jazz à la Fnac. Mais c'est moins facile de faire un album entier de jazz.
La plupart des artistes jazz ont leur public qui les suit depuis des années, on appelle ça la fidelité. Mot souvent renié voir oublié dans les différents autres styles musicaux...
Aujourd'hui, plus d'un siècle après la naissance de ce courant musical, le jazz est presque devenu une musique privilégiée. Certains disent même qu'on ne peut apprécier un album de jazz sans s'y connaitre un minimum.
Pourtant, en 2006, un jeune homme créra la surprise en sortant un album dit de 'rap-jazzy'.
Un album de rap pas seulement teinté de jazz.
Un album de rap-jazzy.
L'album dans son intrégalité est impréssionnant de maturité, d'ingéniosité et surtout de respect.
Parce qu'il est évident que Kero One est un fan de grand nom de jazz. Ca se sent dès les premières notes. Et comme beaucoup de fans de rap old-school, Kero One respecte les grands, ceux qui ont fait de la musique ce qu'elle est devenue. Et ça se sent. 'Windmills of the Soul' est un véritable puit d'influence. Un vrai bonheur.
Une fois de plus, se sont les albums les plus modestes et les plus respectueux, qui sont les plus impréssionnants.
Marcus Miller, Louis Armstrong et Milles Davis -entre autres- peuvent être fiers.
Le jazz n'est pas mort, il est même plus que jamais d'actualité.
L'album de Kero One aurait pu sortir un siècle plus tôt. Il aurait pu sortir n'importe quand.
Le jazz n'est pas réservé à une classe sociale ou à une tranche d'âge.
Le jazz est intemporel.
Merci Kero
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